Mardi 19 mai 2009
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Les producteurs de lait ont manifesté ce matin, à l’aube, dans plusieurs villes de
l’ouest du pays. Agacés par la baisse importante du prix auquel ils vendent leur produit, ils ont crié haut et fort leur mal-être dans les rues de Rennes, Saint-Lô, Vire ou Alençon. Ce prix
d'achat au producteur est en baisse d'environ 30% par rapport au début de l'année, selon les calculs de la Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL, émanation de la
FNSEA).
Cette première journée nationale d’action a mobilisé
quelque 4.000 producteurs selon les syndicats. Outre les manifestations pacifiques, certains agriculteurs ont mené des opérations « coup de poing » en incendiant des palettes ou des
pneus devant certaines préfectures (Vannes, Quimper). De plus, le blocage des plateformes de stockage d’Ille-et-Vilaine laisse présager de nouvelles actions dès ce
soir.
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Lundi 18 mai 2009
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Le ministre français de la Relance, Patrick
Devedjian, vient d’annoncer que la France, via son système centralisé, a réussi à appliquer plus rapidement que ses voisins européens sa politique
anticrise. Facilitant l’action du gouvernement dans la mobilisation des ressources, cette centralisation permet au pays d’être en avance de quatre mois sur son plan de relance. Ainsi, déjà 10
milliards d’euros d’aide économique ont été investis, soit près de la moitié des 26 milliards d’euros de dépenses prévues pour 2009.
Publié dans : Politique
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Samedi 16 mai 2009
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Alors que l’association investie dans la défense des mal-logés avait dressé, hier soir, un nouveau
campement, les forces de l’ordre ont abrégé le séjour d’une centaine de sans-abris. Il était 22h30 vendredi soir lorsque les CRS sont intervenus, sans violence mais avec promptitude, pour
démonter et faire disparaître les tentes installées Quai des Tuileries. Cette intervention n’est pas la première du genre, car il y a trois ans, Augustin Legrand (porte-parole et cofondateur de
l’association) avait déjà mené une opération similaire le long du canal Saint-Martin conduisant à la même issue. Preuve en est que la question du mal-logement reste toujours
ouverte.
Dimitri Delmond
Publié dans : Société
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Jeudi 30 avril 2009
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Cela couvait depuis quelques semaines, c’est désormais chose faite. Daniel Bouton vient de quitter son poste de
président du conseil d’administration de la Société Générale. Après 18 ans de service, il est l’heure des comptes pour « bouton d’or ».
Comment le banquier le mieux payé de France en est-il arrivé là ? Assombri par les polémiques et le scandale Jérôme Kerviel, le dénouement ne
pouvait en être autrement. Début 2008, celui qui a été le plus jeune inspecteur des Finances de France avait déjà présenté sa démission, déclinée par le conseil d'administration de la banque, lui
renouvelant alors sa confiance ainsi qu’à l’équipe dirigeante entière. C’était à l’époque le premier signe d’un sentiment de culpabilité de la part du banquier qui avait même annoncé son
renoncement à six mois de la part fixe de son salaire (environ 625.000 euros). L’homme qui a permis à la banque de résister, en 2000, à l’OPA de BNP Paribas se retrouve désormais contraint par
les administrateurs et le gouvernement de prendre ses responsabilités. Il déclare alors, embarrassé : « Je reste, je pilote, je conduis.» Le fin spéculateur endossait donc, à reculons,
le rôle du capitaine dans la tempête.
Mais un an plus tard, force est de constater que sa situation ne s’est guère améliorée. Au contraire. De récentes déclarations estiment à plus de 700.000 euros le montant annuel de la retraite future du banquier. De plus, Daniel Bouton s’est vu offrir,
le 9 mars dernier, un lot de stock option d’un montant d’environ 1,7 million d’euros (70.000 titres à 24,45 euros), alors même que la banque est
aidée par l’Etat. Ecoeuré par le versement de cette prime, le gouvernement, via Christine Lagarde, a exhorté « bouton d’or » au refus de cette gratification. La ministre des Finances a
également fulminé « qu’il serait grand temps que Société Générale rime un peu plus avec intérêt
général ».
Trop, c’est
trop !
Ces tollés à répétition ont fini par sceller le sort d’un homme de 59 ans qui, lui-même, s’est senti condamné : « Je suis la cible
d'attaques incessantes qui finissent par nuire à cette entreprise à laquelle je suis très attaché. » Mais les blâmes ne viennent pas que de l’intérieur. Nicolas Sarkozy s’était activé dès
l’affaire Kerviel et encore récemment, pour solliciter sa démission. Les vœux du chef de l’Etat ont donc été exaucés ce mercredi 29 avril, après que Daniel Bouton ait annoncé officiellement qu’il
quittait la présidence du conseil d’administration de la Société Générale. Soucieux de soigner sa sortie, il s’est félicité de laisser derrière lui un établissement solide, mais il ne faut pas
oublier qu’il a donné à la marque l’image d’une banque qui ne maîtrise pas tous ses risques.
Dimitri Delmond
Lundi 6 avril 2009
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Le groupe SEB clôture le dernier exercice avec un résultat net en hausse de 4,9 % à 152 millions d’euros. Autant dire que le leader
mondial de l’équipement domestique s’est bien comporté durant une année 2008 marquée par un contexte économique désastreux. Ainsi, malgré un quatrième trimestre décevant, plusieurs indicateurs
témoignent de la bonne santé du groupe. Le chiffre d’affaires a atteint 3,2 milliards d’euros, en croissance de 12,5 % (+4,2 % à périmètre et taux de change constants) et la marge opérationnelle
progresse de 13,6 % (+3,7 % à périmètre constant) à 342 millions d’euros.
Le PDG du groupe SEB, Thierry de La Tour d’Artaise, justifie de telles performances par une expansion géographique maîtrisée, une
dynamique d’innovation soutenue, et par des lancements de produits réussis.
Publié dans : Entreprise
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